Spidey

De Pimpf Wiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
SPIDEY
Éditeur Lug/Semic
Date de début Avril 1979
Date de fin Juillet 1989
Numéro de fin 114
Nb Pages De 64 à 72
Nb Recueils 36
Collection Comics


Spidey est une revue de l'éditeur Lug. Elle fut le dernier magazine entièrement nouveau que proposa l'éditeur. Elle fut aussi la première victime de la politique instaurée par Semic.

Le Journal des jeunes fans de Spider-Man

Ainsi présentée lors de sa sortie en avril 1979, Spidey est une revue trimestrielle qui se démarque de ses consœurs Strange, Spécial Strange, Titans et Nova en proposant des histoires complètes destinées aux plus jeunes de leurs lecteurs.

Pour réaliser cela, l'éditeur a puisé chez Marvel dans la série Spidey Super Stories qui proposait des histoires d'une douzaine de pages de Spider-Man. Il y en aura trois par numéro. Pour agrémenter le menu, l'éditeur propose aussi des histoires maison des Quatre Fantastique de 8 pages. Des jeux, des reportages obligatoires dans ce genre de revues complètent le programme. De temps à autre, des autocollants et même un poster seront offerts.

La revue est à couverture souple et à dos piqué. On trouve une présentation là aussi originale : un dessin de Spider-Man et une bande verticale à gauche avec quelques personnages qui seront dans le numéro en question.

Malgré quelques plaintes de lecteurs plus âgés, la formule semble prendre puisqu'au numéro 8 de septembre 1980, la revue devient mensuelle. Au niveau histoires, La Torche connait des aventures en solo à partir du numéro 5 et on trouvera aussi Kiwi l'oiseau dans les numéros 6 et 7. Les Fantastiques feront leur retour au numéro 12.

La lente mutation

A partir du numéro 17 de juin 1981, la revue va petit à petit se départir de son rôle premier pour devenir l'équivalent de ses ainées.

C'est tout d'abord, la réédition de la série X-Men demandée depuis quelques temps par les lecteurs qui n'ont pas connu les premiers Strange souvent hors de prix. L'arrivée des mutants va voir disparaitre un épisode de Spidey et un des Fantastiques.

Au numéro 21, la couverture devient rigide et le magazine arbohre un dos carré

Au numéro 22, l'arrivée de la série Française Photonik tout droit débarquée de Mustang pour cause de manque de rentabiilté va envoyé Les Fanstastiques au placard et ne plus proposer qu'un exploit de Spidey (sauf dans le N°24 où Les Fantastiques seront à sa place).

Au numéro 33, le passage vers une revue plus adulte est enfin actée avec l'arrivée de la série Et Si... qui fait disparaitre pour de bon tout récit visant un jeune public.

Stabilité précaire

Avec désormais ses trois séries "adultes", la revue aurait pu connaitre une belle stabilité mais ce fut sans compter sur Ciro Tota, le dessinateur et scénariste de Photonik qui ne parvint pas à tenir les délais de parution malgré l'aide occasionel de Jean-Yves Mitton.

Le premier couac arrive au numéro 39 dans lequel est proposé un épisode de la série Marvel Team-Up qui met en scène principalement Spider-man et est publiée dans Spécial Strange. Un second sera proposé dans le numéro 45 où cette fois-ci, le héros Français disparait pendant quelques temps.

Pour le remplacer, tout d'abord, ROM Spacenight du 46 au 48. La série Marvel Two-in-One qui met en scène La Chose dans les 49 et 50.

A partir du numéro 51, une nouvelle série Crystar, le Guerrier de Crystal débarque et fait patienter jusqu'au retour de Photonik entre les 55 et 58 avant que l'homme-lumière ne disparaisse de nouveau laissant la place au guerrier de Crystal.

Et Si... tire sa révérence au numéro 63 et est remplacé au 64 par Puissance 4 (Power Pack) une nouvelle série régulière.

Le numéro 65 voit un double évenement: La fin de la série Crystar et celle de la dernière présentation de couverture qui était celle des débuts avec la disparition de la bande verticale à gauche au numéro suivant.

Les dernières années Lug

L'evenement est l'arrivée dans le numéro 66 de Guerres Secrètes (Secret War), série limitée qui préfigure les "Reeboots" des décennie suivante. Le succès sera au rendez-vous et la seconde série limitée elle aussi sera publiée à la suite nous emmenant au numéro 87.

La réédition des X-Men prend fin elle au numéro 79. la frustration pour les lecteurs est la non réédition de 4 épisodes qui n'avait pas été non plus proposés dans strange mais sous forme d'un album géant appelé Ka-Zar.

Entre les numéros 80 et 86, Photonik est de retour une dernière fois (avec deux épisodes dans le dernier numéro).

Au numéro 87 apparait une nouvelle série limitée L'Escadron Suprème et au 88, une nouvelle série importante chez Marvel: Facteur-X (X-Factor) mettant en scène les Les X-Men d'origines. Puissance 4 sera absent de ces deux numéros à cause de la longueur des épisodes de ces deux séries. Il avait manqué aussi les numéros 77 et 86.

Les trois séries cohabitent jusqu'au 99 avant que L'Escadron Suprème terminée cède sa place au numéro 100 à La Toile de L'Araignée (The Web of Spider-Man) une série publié tout d'abord dans Spécial Strange.

Ce sera le menu de la revue jusqu'au numéro 108, le dernier éstampillé Lug.

Semic et la fin de la revue

Le couperet était il dans les cartons de Lug ou la décision a t'elle été prise par Semic? Quoi qu'il en soit, il n'y aura que 7 numéros sortis chez le successeur scandinave.

C'est la série doyenne, en l'occurence, Puissance 4 qui en fait les frais en n'étant présente que dans deux numeros: le 111 et le 112 avant de de ne plus être publiée par l'éditeur.

A la place, on trouve la mini-série Solo Avengers dans les 108 à 110, puis deux numéros de Marvel Fanfare mettant en scène Captain America dans les 113 et 114.

La Toile de l'Araignée retrouvera sa place d'origine dans Spécial Strange et Facteur-X sera propulsé dans sa propre revue bimestrielle dans une collection qui sera le fer de lance des années 90 à savoir les Versions Intégrales.

Spidey disparait de la scène laissant ses quatre ainées poursuivrent leurs chemin jusqu'en décembre 1996 (voir au delà éphémèrement pour trois d'entre elles), date à laquelle l'éditeur perdra la licence Marvel qui passera à Panini.

Auteur de l'article